La vente sur internet

La vente sur internet

Depuis le début de mon aventure en 2012 je pensais évidemment à ouvrir en parallèle une boutique dite en ligne. Je ne sais pas combien de fois j’en ai discuté avec Claire, qui a chaque fois s’arrachait les cheveux après me voir laisser éternellement tomber ce projet à l’eau.

Je crois avoir trop fantasmé un site marchand au top, à l’image des grandes marques, remplis de textes marketés, de photos aux moindres détails photophopés, là était le problème...

Ce fut donc un long voyage intérieur pour intégrer que tout se fait petit à petit, en faisant des erreurs et en évitant de les reproduire. Il fallait être patient et continuer à y croire.

Je suis donc passé par des agences web, par des free-lance et beaucoup d’autres solutions qui au final ne m’ont jamais contenté ...Les uns proposant des sites à plus de 20000€ et d’autres 2000, à qui faire confiance dans ce milieu si obscur pour moi?

Je me suis donc lancé avec l’un d’entre eux qui était le moins cher mais une fois le site réalisé je devais sans cesse lui demander comment faire si ou ça et ça devenait donc compliqué d’avancer. Croyant pouvoir accélérer la machine je lui ai proposé de s’associer avec moi et ainsi gagner tous les deux, moi je fabrique et lui s’occupe de les vendre en ligne. Mais le temps passait et rien ne se faisait et nous avons donc décidé de mettre un terme à notre relation qui n’avait pas même vraiment commencé.

Libre, certes, mais seul de nouveau dans la jungle de l’internet...

Un beau jour je tombe sur un vidéo de présentation d’une plateforme de commerce sur laquelle, contre une redevance mensuelle on peut créer facilement un magasin en ligne. Et sans vraiment y croire je me lance, telecharge quelques photos, des textes de présentations et hop, le tour est joué!

Ainsi mon deuxième site adrienmoniquet.co est né. Il se termine en .co car étant de nature très/trop impatient et ne sachant pas comment faire migrer un nom de domaine sur un autre je suis obligé de trouver un autre que mon ancien en .com. Le .co ne vient pas du fait que j’apprécie particulièrement la Colombie mais c’est un clin d’œil à thefamily.co dont un des fondateurs est une personne très inspirante à mes yeux.

Au début, butant sur des problèmes techniques je me mets en tête de rencontrer la personne qui présentait cette fameuse plateforme, me disant qu’il serait le meilleur pour m’aider.

Ainsi grâce à la magie des réseaux sociaux je réussi à dégoter un rdv avec lui, dans la ville lumière. Notre rencontre doit se passer chez Google, là je me dis: bingo!

Mon interlocuteur est très aimable mais reste très occupé à autres choses, je le sens d’une âme charitable mais ce n’est pas lui qui m’aidera vraiment.

Je sors de ce lieu duquel je pensais en sortir gagnant, mais au contraire, rien, rien appris, rien.

Mais dans ce rien il y avait tout. Je comprenais que personne ne m’aiderait, je saisissait une fois de plus que j’étais le seul à pouvoir quoique ce soit sur mon chemin.

J’ai donc continué seul sur cette plateforme. Je dis seul mais en réalité je suis aidé par une personne extérieure que j’apprécie beaucoup pour sa réactivité, son intelligence et son adaptation. Nous nous sommes rencontrés via un forum d’aide au e-commerce. Un jour Saint.

Bien évidemment les événements liés à la Covid m’ont poussé à devoir me lancer encore plus fort en ligne, j’irais presque jusqu’a dire que c’est grâce à tout ça que je me suis bougé. Sans la fermeture imposée de mon magasin il le fallait, et finalement ce fut pour le meilleur.

Pour vendre sur internet, il faut inspirer confiance et si vous n’êtes jamais venus dans ma boutique et que vous n’avez jamais senti ou touché mes bijoux je ne pensais pas possible que vous me fassiez crédit en achetant sur mon site, et pourtant c’est le cas et je vous ne vous remercierez jamais assez.

En tout cas il faut se battre, surtout à cette époque. Pour ma part je me bats pour rester fidèle à ma philosophie de création et vous apporter le meilleur de moi.